dimanche 14 novembre 2010

.Hilf mir


« Il est parfois bon pour le commun des mortels de s'assoir quelque part au calme et de réfléchir, se remettre en question. J'ai pris cette habitude depuis quelques temps, depuis que mon mariage a fini par mettre mon cœur en lambeaux. C'est ici, sur cette chaise, dans ce bar, que j'ai d'ailleurs pris l'ultime décision. C'était en face d'un café comme celui d'aujourd'hui que j'ai décidé de divorcer, peu après la naissance d'Emma, ma petite fille. La fin d'un amour est toujours un moment crucial dans une vie. Certaines personnes se sentent soulagées, d'autres sont perdues et d'autres meurent de tristesse. La seule chose dont je suis sûr, c'est que cela ne laisse jamais personne de marbre. L'amour est un animal sauvage qui ne demande qu'à s'échapper de nous, de notre cœur. Un animal ne peut vivre enfermer dans une cage, c'est pour cela qu'un jour ou l'autre, l'amour s'enfuit du cœur des humains. C'est un sentiment dangereux qu'on ne peut apprivoiser et pour ceux qui ont essayés, comme moi, ils finissent tous par se brûler le cœur. Le mien n'a d'ailleurs jamais cicatrisé. Je le sens vibré sous ma poitrine mais son rythme ne semble pas normal. Il est lent, presque mort. Aucuns sentiments gargantuesques ne viennent le submerger. Maintenant que l'amour vit loin, dans des Terres inconnues, le sang qui coule dans mes veines semble froid. La seule pensée qui réchauffe mon palpitant demeure ma jeune enfant, le seul rayon de soleil de mon existence qui vient de temps en temps mettre à ébullition le liquide rouge qui me parcoure de tout mon long. Il m'arrive parfois de me demander ce que serait ma vie sans elle, sans la femme de ma vie. J'en arrive toujours à la même conclusion, je serais sans doute mort de tristesse, reclus dans un coin du monde peu fréquenté pour que personne ne vienne déranger ma peine et ma douleur. Cela fait maintenant plusieurs longues années que je vis seul, ma vie s'est donc remplie de plusieurs rituels plus ridicules les uns que les autres. La vie n'est que routine en fin de compte, vous ne croyez pas ? Et comme tous les soirs où je me sens encore plus seul que d'habitude, je viens ici, noyer ma peine sous plusieurs liquides. En début de soirée, je suis toujours sérieux, ne buvant que du café pour me remettre d'aplomb mais au fil du temps, au fil des heures, à la seule pensée qu'il faudra bientôt s'allonger dans un lit glacial qu'aucune passion n'aura réchauffer, je me mets à boire tout ce qui me passe par la tête. Bien entendu, Cognac, Schnaps et Vodka font vite parti de mes favoris. Ce soir, comme les autres, je bois. Plus le temps passe et plus je coule sous le courant des rapides, il est si fort qu'il m'emporte sans que je ne puisse résister. L'alcool se fait sentir dans l'haleine de chaque personne présente ici. L'air devient irrespirable alors je ressors plus vite que d'habitude sans trop savoir où aller, vers où diriger ma carcasse devenue trop lourde à trainer. 

Cela fait plusieurs minutes déjà que je longe le lac de Schwerin, respirant l'air sain venant du Nord, ne pensant à rien d'autre qu'au vent venant caresser le contour de mon visage. Mes jambes deviennent lourdes, sans doute un des seconds effets de mon récent alcoolisme accentué par la froideur des longues nuits d'hiver allemandes. Je décide donc de me diriger vers un des bancs placés devant le Château de Schwerin, non loin du pont rejoignant la petite île au continent. Aussitôt dit, aussitôt fait. La vue y est excellente, j'observe sans mal les promeneurs. Un couple se promène main dans la main, riant aux éclats et se dévisageant amoureusement, ce qui me donne la nausée par la même occasion. Je les quitte des yeux et pose mon regard à ma gauche. Un homme titube le long du lac, ayant plus ou moins de mal à poser un pied devant l'autre. Il tient une bouteille dans sa main gauche et se sert de la droite pour éponger les larmes qui coulent le long de son visage abimé par le temps qui passe. Sa tristesse apparente me peine, je détourne alors mon regard et le dirige vers ma droite. Une jeune femme, d'approximativement trente ans, se tient non loin de moi. Elle a le regard perdu dans le vide, déambulant l'âme en peine. Je ne saurais dire pourquoi mais sa silhouette m'attire. Je sais ce que vous vous dites mais il n'en est rien. Son attitude m'interloque, son comportement me semble étrange. Je la garde dans ma ligne de mire, surveillant ses faits et gestes en restant discret. Je la vois se rapprocher dangereusement de l'eau. Elle admire le spectacle comme étant fascinée, du moins, c'est ce que je ressens en la voyant. Elle trempe sa main dans le liquide bleuâtre et la ramène à son cou. Je fronce les sourcils, ne comprenant pas le but de son geste. Elle retire ses talons et les pose délicatement à proximité de son sac à main; et fait de même avec sa montre et ses différents bijoux. Elle déboutonne son manteau qu'elle plie avec soin pour le déposer sur le banc contre lequel elle s'appuie. C'est ensuite au tour de son haut qu'elle enlève sensuellement, faisant abstraction des regards qui se posent au fur et à mesure sur elle. De là où je suis, je vois que son corps est recouvert de traces foncés. Je n'arrive pas clairement à les voir, j'opte donc pour des bleus. Mes yeux se posent sur sa poitrine lorsqu'elle se tourne vers moi sans le savoir. Elle se penche pour enlever son pantalon et le met sur le dossier. Elle glisse ses mains sur son ventre et semble faire la grimace. Je n'ose pas bouger, je ne comprends rien. Je suis comme paralysé sur mon banc, l'alcool ayant surement ralenti mon résonnement. Elle se retourne d'un seul coup et se plante en face du lac. Je me lève par réflexe et la vois se diriger vers l'eau. Elle se met à courir et se jette dans le liquide devant être glacé. Ma bouche s'entrouvre mais rien ne sort. Mes yeux épient l'eau mais je ne vois rien. Je m'avance rapidement pour voir où se trouve la femme. Je regarde à droite, puis à gauche avant de voir le haut du cuir chevelu de cette dernière. Des bulles se forment autour d'elle. Tout devient soudain plus clair; alors je cours à mon tour vers elle. L'eau est d'un froid paralysant mais malgré tout, je trouve la force nécessaire pour nager jusqu'à son corps qui semble maintenant inerte. Je l'attrape par la taille et essaye de mettre ses bras autour de mon cou. Je rejoins tant bien que mal le bord où les personnes présentes autour du lac se sont rejointes. Ils m'aident à l'extirper des fonds marins et la posent sur le dos contre le sol. Je me jette littéralement contre elle et tapote ses joues rougies par le froid. Une vieille dame l'enveloppe dans son manteau avant de caresser son front tendrement. Voyant qu'elle ne réagit pas, je penche ma tête contre sa poitrine et essaye de voir si elle respire en retirant un peu le manteau. Aucuns signes de vie. Un jeune homme se propose pour lui faire du bouche-à-bouche pendant que je procède au massage cardiaque. Ce n'est qu'au bout de cinq minutes que la belle brune reprend conscience et daigne ouvrir les yeux. Son teint est livide, elle grelotte. La vielle dame manifeste son contentement par un crie d'hystérie avant d'hurler : « Regardez-la, elle est morte de froid ». Elle remonte alors le manteau jusqu'au visage de la brune, puis me regarde en ajoutant : « Vous avez plus de force que moi, prenez la dans vos bras pour la réchauffer ! ». N'osant pas réellement contredire la vieille dame, je prends la trentenaire dans mes bras et frotte le tissu contre son corps tremblant. Une femme à ma droite finit par frotter également ma veste trempée, essayant de me réchauffer un tant soit peu tout en me souriant gentiment. Je lui rends timidement son sourire. Le fait d'être toucher par une femme me rend terriblement mal à l'aise mais ce n'est rien comparer à ce que je ressens lorsque je regarde la brune dans mes bras qui me dévisage sans oser dire quoique ce soit. « L'ambulance ne va pas tarder », lui dit la vieille dame tout en rendant le téléphone portable au jeune homme ayant fait le bouche-à-bouche. Alors la brune soupire tout en acquiesçant, surement déçue de ne pas être arrivé à ses fins avant que quelqu'un ne vienne la ressortir de l'eau. Je pense qu'elle doit me détester sans pour autant me le dire, mes mains sur son corps doivent être un supplice pour elle. 

Les pompiers l'enlèvent de mes bras pour l'allonger sur un brancard où elle est recouverte par plusieurs couvertures chauffantes. Mes bras sont engourdis mais ils me semblent affreusement vides. J'ai l'impression que l'on m'a arraché une partie de moi, un organe vital à ma survie. Un des pompiers vient déposer à son tour une couverture sur mes épaules et me demande de l'accompagner jusqu'au véhicule pour que je me réchauffe plus facilement tout en répondant aux questions de la police, venue elle aussi sur les lieux pour constater les faits. Lorsque je monte à l'arrière du véhicule, la brune pleure à chaudes larmes tout en répondant aux policiers. Je m'assois sur l'un des sièges tout en la regardant attentivement, j'aimerais la reprendre au creux de mes bras pour la rassurer, la réconforter. « Qui pourrait vous accompagnez jusqu'à l'hôpital, mademoiselle Koch ? », lui demande un des pompiers en coupant l'interrogatoire des policiers. La vieille dame qui n'a pas loupé une seconde de l'échange émouvant entre les forces de l'ordre et la jeune femme dit alors : « Le grand chauve là ! De toute façon, il doit vous accompagnez jusqu'à ce que la température de son corps soit revenue à la normale, non ? ». L'un des hommes se contente juste d'acquiescer positivement à la question de cette dernière. « C'est parfait alors ! » s'exclame-t-elle en me faisant un clin d'œil. Se serait-elle prit pour Cupidon ? Je lui souris pour ne pas la vexée puis regarde à nouveau la brune qui elle, n'a pas l'air enchantée à cette idée. « Vous êtes par rapport à elle, Monsieur... ? », me demande un homme en uniforme noir avec des bandes jaunes fluorescentes. « Oliver Riedel. Mh... J'ai juste été la rechercher dans l'eau, nous n'avons pas d'autres liens », dis-je franchement. L'homme note quelque chose dans son bloc-notes, le referme, puis me sourit avant de dire : « En route ! ». Je me retrouve seul derrière le véhicule en compagnie de la brune. Elle ne prend pas la peine de me regarder une seule fois durant le chemin qui nous sépare de l'hôpital de Schwerin. Je maudis donc la vieille dame qui m'a délibérément mis dans cette situation. Je n'avais pas besoin de ça pour m'éloigner encore plus de la gente féminine.

Voilà deux heures que j'attends les urgentistes pour qu'ils me disent de sortir. Mon ex-femme a été prévenue de mon arrivée à l'hôpital, elle est donc venue le plus vite possible avec Emma dans les bras. Ava me regarde attentivement mais je fuis son regard que je n'aime pas croisé. « Pourquoi es-tu seul dehors et à cette heure-ci ? », dit-elle en brisant le silence. « Ava, tu es venue là pour me faire chier ? Je pense être un grand garçon qui fait ce qu'il veut, quand il veut. Garde tes sermons pour toi et tout ira bien entre nous. », dis-je à mon tour, un brin énervé. Elle lève ses yeux au ciel tout en soupirant. Je connais trop bien cette expression qui m'agasse toujours autant. Je ne sais pas comment on a pu en arriver à de telles extrémités durant ces années. Tout était pourtant clair entre nous. On s'aimait comme des dingues, surement trop fort en y repensant. Mais nous nous sommes lassés l'un de l'autre, la routine s'est installée et a creusé un fossé profond entre elle et moi. La communication est devenue complexe entre nous car malgré le divorce, elle s'occupe toujours de moi. J'étouffe mais elle ne le voit même pas. J'ai parfois l'impression d'être son second enfant. Elle pense faire bien mais en réalité, elle n'arrange rien du tout. J'en suis arrivée à un point où l'amour que j'avais pour elle s'est transformé en haine. Oui, je la hais. Son amour m'a tué et m'a enterré six pieds sous terre pour m'y laissé pour l'éternité. « Je reviens ! », lui lance-je avant de me lever de mon lit. « Tu vas où ? », me questionne-t-elle, comme à son habitude. « Pisser ! J'ai le droit maman ? », lui dis-je en lui faisant les yeux révolver. Elle ne prend pas la peine de répondre, ça doit l'énerver au plus haut point. Je remets mes chaussures, dépose un baiser sur le front de ma fille et ouvre la porte. Sans faire attention, en voulant refermer la porte derrière moi, je pousse quelqu'un. Ce n'est qu'en me retournant à nouveau que je m'aperçois de qui il s'agit. La brune me regarde avec de grands yeux ronds. Elle se touche le bras gauche qui semble lui faire mal. « Excusez-moi, je ne vous avais pas vu ! », dis-je en m'approchant d'elle pour regarder son bras devenu rouge. « Ce n'est pas grave ! », rétorque-t-elle avant de me cacher son bras en baissant les manches de la nuisette fournie par l'hôpital. Malgré tout, j'aperçois une sorte de brûlure qui a l'air encore vive sur son poignet droit. Sans me dire quoique ce soit, elle m'échappe à nouveau en continuant son chemin. Cette fois, je ne la laisserais pas partir comme ça ! Je me mets à courir derrière elle et lui attrape le bras gauche, la forçant à me faire face. Elle semble apeurée alors je la lâche et dévie le regard, ne sachant pas vraiment ce qu'il m'a pris. « Vous êtes bizarre », me dit-elle soudainement. Je la dévisage, ne comprenant pas. De qui se moque-t-elle ? C'est bien elle qui s'est soigneusement déshabiller avant d'essayer de se suicider en se noyant dans un lac glacé, pas moi ! « Je crois plutôt que la personne la plus étrange ici, c'est bien vous. », dis-je d'une traite, la fixant droit dans les yeux. Mes paroles la piquent à vif, ça se voit. « Vous m'avez rattrapé pour me dire ça ? », finit-elle par me dire. Je me calme donc et la regarde en souriant. Je prends ses bras dans mes mains et les observe attentivement sous le regard honteux de la brune. « Pourquoi ? », dis-je tout simplement. Elle cherche les bons moments, les plus justes qu'il soit pour pouvoir m'expliquer tout ça. « Je crois que je suis dans une impasse, hein ?! », me sort-elle en riant jaune. Je ne prends même pas le temps de rire, je suis suspendu à ses lèvres. « Je ne suis malheureusement pas tombée dans la meilleure famille qu'il soit. Je n'ai pas eu de chance de ce côté-là. », chuchote-t-elle. « Votre famille ? Qui exactement ? », demande-je dans le simple but de l'aider. Elle hésite, elle a peur. « Désolé, je ne voulais pas être impersonnel... », dis-je en secouant la tête. « Non ! Non ! Vous êtes la première personne qui se soucie de moi depuis très longtemps. Ne vous excusez surtout pas ! », dit-elle en me tenant par les mains. « Mon père. », ajoute-t-elle. « C'est mon père qui me fait tout ça. », lâche-t-elle à nouveau. L'incompréhension m'envahie. Comment un père peut-il faire ça à son enfant ? N'était-il pas censé chérir son enfant ? L'image d'Emma me vient directement en tête, l'émotion me gagne. « Depuis quand ? », demande-je. « Depuis toujours. », me dit-elle avant de rajouter : « C'est pour ça qu'il faut que je mette un terme à ça. Ça ne peut plus durer plus longtemps. » . « Vous tuez ne servira à rien ! », rétorque-je. « Que suis-je censé faire alors ? Le laisser continuer à me martyriser comme il le fait depuis ma naissance ? Non... », dit-elle en commençant à pleurer. Je la prends dans mes bras et la serre contre moi. Je sens mon cœur battre la chamade, ça me fait mal. J'ai cette étrange sensation que ma poitrine se déchire sous la pression que m'inflige mon palpitant. Plus ses mains serrent mon corps, plus ça me brule. « On trouvera bien une solution », dis-je sans me rendre compte que je viens de d'utiliser la troisième personne du singulier. Mais cette phrase fait son effet, la brune me sourit en séparant son corps du mien. Je me risque à passer ma main droite sur son visage pour effacer les traces des larmes qui gâchent son beau visage. Un rictus se forme à la commissure de ses lèvres. Je me surprends à me dire qu'elle a un magnifique sourire. « D'accord. », finit-elle par dire en reprenant du poil de la bête. La porte de ma chambre s'ouvre juste derrière moi. Je me retourne et vois qu'Ava se tient là, la clenche à la main. Elle fait bonne figure mais je sais bien ce qu'elle pense dans son fort intérieur. C'est surement rien de bon mais qu'à cela ne tienne, je la fixe et attends. « Je me disais bien que j'entendais quelques chose devant la porte », me dit-elle avec son air que je déteste tant. Je ne préfère rien dire mais elle reprend vite : « On devrait aller voir à l'accueil de l'hôpital, ce n'est pas normal qu'ils ne soient encore venus. ». Je réponds par un faible « oui ». « Je vais mettre les chaussures d'Emma et on y va. », reprend-elle. La porte se referme derrière sa silhouette. « Mon ex-femme... », me sens-je obliger de dire pour me justifier avant de dire : « Il est temps pour vous de retourner dans votre chambre. Je reviendrais vous voir dès que j'en aurais fini avec les urgentistes. ». Elle me sourit en acquiesçant avant de disparaitre devant mes yeux.

Je ne peux vous dire ce que je ressens en la voyant là, comme ça. Mon cœur pleure comme il n'a jamais pleuré auparavant. Le spectacle qu'elle m'inflige me montre que finalement, il n'y avait aucunes issues pour elle. Ses yeux sont ouverts, rendant la scène encore plus morbide qu'elle ne l'est déjà. Ses vêtements sont pliés le plus délicatement possible sur le fauteuil qui trône dans un coin de sa chambre, comme j'aurais dû m'y attendre. Cette fois, même ses sous-vêtements ne sont plus sur son corps. Son corps nu est placé au centre de la pièce, il est la pièce maitresse du tableau. Je peux donc mieux voir ainsi les brulures ornant sa dépouille, ainsi que les bleus qui se cachent à son entre-jambe. Sa bouche est entrouverte, comme-ci elle s'était efforcer de dire quelque chose avant de s'infliger ça. Son visage devient un peu plus bleuâtre au fur et mesure que je la regarde. Je m'approche un peu, mon cœur est prêt à exploser. Le sien laisse déborder du sang sur son cadavre, dégageant une puanteur extrême. Mais je reste là, voulant comprendre avant tout autre chose. Je passe ma main droite sur son visage comme quelques minutes auparavant. Cette fois, c'est pour fermer ses beaux yeux verts à jamais. Je laisse échapper quelques larmes qui tombent sur sa jolie frimousse. Mes yeux sont presque automatiquement attirés par le haut de son sein gauche où trône désormais un couteau à viande, celui même qui lui a ôté la vie. J'entends au même moment passer une infirmière devant la porte qui demande à une de ses collègues : « Katarina, c'est toi qui a laissé la porte de la cuisine ouverte ? ». « Chère mademoiselle Koch, qu'avez-vous fait ? », dis-je en regardant la belle brune. Je décide d'aller prévenir le corps médical mais en allant devant la porte, une petite feuille est incrustée dans le cadrant de la porte. Je la regarde de plus prêt : « Excusez-moi Oliver, c'est plus fort que moi. Lina. ». Cette fois, c'est un torrent de larmes qui dévale le long de mes joues. Je n'arrive plus à retenir mon malheur. J'hurle de toutes mes forces, à n'en plus pouvoir. »



[Nouvelle datant de l'été 2009, histoire de vous faire patienter avant que la prochaine histoire (assez longue) ne soit publiée. Car oui, ça va mettre un certain temps mais je vous rassure, l'inspiration est belle et bien présente; et l'histoire est en cours d'écriture. Je mettrais peut-être aussi des traductions des poèmes du Messer. Pas toutes, mes préférées. Mais ça reste à voir...]

.Capharnaüm

Bonjour à tous et surtout, bienvenue.

Je me présente, je suis 'Lina Linders' (c'est un pseudonyme, bien entendu) et j'ai vingt ans. Je suis l'un de ces nombreux auteurs qui publient leurs écrits sur le net. J'ai commencé avec des fan-fictions 'Rammsteinniennes' sur la plate forme skyblog il y a environ trois ans; et c'est notamment le plagiat qui est la raison de ma venue sur Blogger. J'ai énormément appris en écrivant sur Rammstein, ils m'ont beaucoup inspirés et surtout, ils m'ont permis de me créer un vrai style et une façon d'écrire qui m'est propre. Mais aujourd'hui, j'aspire à m'émanciper un peu des fan-fictions. Non pas que je n'aime plus ça, bien au contraire car j'ai quelques idées qui ne demandent qu'à être exploitées, mais j'ai envie de me mettre un peu en danger. Je ressens de plus en plus le désir de créer des personnages de A à Z et de ne plus avoir de limites. Alors je me lance dans un nouveau genre d'écrit, quelque chose encore plus sombre qu'auparavant. Je ne vous en dis pas plus, vous serez au courant bien assez tôt. Ceci dit, vous pourrez aussi retrouver d'autres écrits de temps en temps (nouvelles, anciennes fan-fictions remaniées...), je vous laisse la surprise. Ah et... Merci de ne me laisser que des commentaires constructifs car les 'c'est trop bien' ou les 'j'ai pas aimé', ça ne m'aide pas vraiment...

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